Les associations circonstancielles qui fleurissent à l'occasion des élections communales constituent, de par leur nature, des structures hétérogènes.
De surcroît, le fait d'être le véhicule des seuls intérêts municipaux engendre une exiguïté de vue qui, à défaut d'y prendre garde, entraîne une forme d'introversion, proche parfois d'un réel autisme politique.
En ce qui nous concerne, il est maintenant plus que temps de prendre conscience qu'il importe de restituer aux choses leur importance respective.
Avant le retour aux urnes sur le plan communal, en 2012, surviendront deux élections d'importance: les régionales, communautaires et européennes de juin prochain, ensuite les législatives en 2011, sous réserve d'une consultation anticipée.
C'est au sein des assemblées qui en seront issues, des gouvernements qui en seront l'émanation que les éléments de notre proche avenir seront élaborés et mis en œuvre.
Dès le moment où cette prééminence est admise, il me paraît inconcevable que l'on ne sache pas, voire que l'on ne veuille pas, faire la part des choses.
Quelles que soient les politiques au niveau fédéral, communautaire, régional ou communal, ce sont les rameaux d'un même tronc, celui à l'intérieur duquel circule la sève nourricière, à savoir le courant de pensée dans lequel on s'inscrit.
A force de confondre l'ordre établi, on se destine à n'être jamais que des ombres informes, au mieux des ébauches.
En définitive, mon vœu pour 2009 est que nous quittions au plustôt notre état embryonnaire pour évoluer enfin vers une pleine maturit