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Climat morose post-électoral ?? Relever le gant et couper court à la désinformation
Publié le 25 juillet 2009
Relever le gant et couper court à la désinformation
La connivence naturelle qui assemble PS-CDH-ECOLO est maintenant une évidence indéniable. Si besoin était encore, la démonstration est ainsi faite que la seule alternative à tout ce dont a souffert et souffre encore la Wallonie ne peut être conçue et mise en œuvre que par le Mouvement Réformateur en tant que force déterminante.
« Point n'est utile d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer »
Remettons-nous à la tâche avec une détermination décuplée en faisant table rase des révolutions de palais et autres rivalités intestines. Ne pas souscrire à cette condition première consisterait à attiser une cabale d'où la médiocrité ne serait pas exclue.
S'il faut battre sa coulpe, faisons-le à l'unisson, nul n'étant sans reproche en la circonstance.
En premier lieu, nous n'avons pas perçu combien la crise avait brutalement modifié la donne.
L'onde de choc provoquée par les multiples malversations imputables à nombre d'édiles socialistes s'était considérablement estompée ... En lieu et place, un séisme financier mondial et une récession économique à l'avenant provoquèrent un traumatisme sociétal sans précédent depuis l'après guerre.
Confortés ,qui plus est, par des sondages euphorisants, nous n'avons pas pris garde à la manière dont l'adversaire joua son va-tout.
Indéfectiblement relayé par ses organisations satellites, le PS recourut à une tactique dans laquelle la gauche excelle : elle est archiconnue, elle consiste, en versant dans le catastrophisme, à susciter les peurs les plus irrépressibles. Bien qu'éculée, la méthode a conservé toute son efficacité.
La caricature et les formulations lapidaires, fonds de commerce socialiste, furent autant de projectiles perforants : « le bain de sang social, la mise à mal de la sécurité sociale, la réduction drastique du nombre de fonctionnaires », en somme le retour aux heures les plus sombres, tous firent mouche.
Sans que nous ayons suffisamment réagi, d'autres stéréotypes avaient au préalable accompli leur travail de sape : « une réforme fiscale en faveur des riches, les intérets notionnels synonymes de cadeaux aux entreprises, le laxisme en matière de lutte contre la fraude fiscale, l'homme qui parle à l'oreille des riches », véritable recueil de simplismes qui à force d'être ressassés se drapèrent d'authenticité et emportèrent la conviction des plus crédules.
L'enseignement premier de cet abrupt constat est que, à défaut de vouloir faire l'apologie du libéralisme, on est bien en peine de le vendre avec succès.
Sachant combien les idées toutes faites ont la vie dure et s'opposent à une analyse objective, on mesure l'ampleur du défi. En d'autres termes, peut-on mettre en œuvre une espèce de pédagogie de masse ayant pour thème : la démocratie libérale fondée sur le libéralisme économique, lui-même prodige de créativité et de développement ainsi que source perenne des généreux processus de redistribution.
La toute prochaine étape consistera à rendre ses droits à la vérité.
J'entends ainsi qu'il faille publiquement répondre, à ceux qui dans le contexte de récession ont sciemment mis en cause le libéralisme et son suppôt l'abominable capitalisme, que le retour progressif à la croissance et à l'essor nouveau coïncidera avec la phase ascendante du cycle conjoncturel qui s'amorce, lequel n'aura d'autres supports que l'économie de marché, la libre entreprise, la formation individuelle au sein de la société de la connaissance, l'avènement de femmes et d'hommes entreprenants, sans omettre la nécessité d'une population active plus dense où l'intelligence de la main aura la place qui est la sienne.
Que cela plaise ou non, telle est la réalité du monde présent.
Cette réalité, qui demande que justice lui soit rendue, s'adresse pour ce faire à chacun, sans distinction aucune.
A l'aube du troisième millénaire, il n'est pas inopportun de jeter un regard rétrospectif sur le siècle écoulé et de se souvenir que, durant cette ère, ce sont les états collectivistes qui ont fait le lit de « la servitude et de l'appauvrissement ».