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Actualité Les opportunités de l'opposition

Publié le 21 août 2010

 

                                                                                                     Oreye, le 17 août 2010.

 

 

                                        Les opportunités de l'opposition.

 

Peu après l'échec de l'orange bleue, ce qui ne remonte pas à la nuit des temps, Didier REYNDERS avait confié à la presse française, au journal Le Monde si je ne m'abuse, que

la volonté viscérale de la communauté flamande était de mettre en œuvre le processus initiateur d'un confédéralisme avéré.  Le mot, à lui seul, avait alors la faculté de susciter, au sein de la communauté française, les pires appréhensions et partant une réaction de rejet.

 

Depuis lors, c'est à un véritable bouleversement auquel nous assistons.  A vrai dire, la réalité dépasse la fiction : la « révolution copernicienne » - traduisez le séparatisme - est en voie de réalisation.

 

Pas plus que le cordon sanitaire naguère, le front des francophones n'a survécu aux intérêts partisans. 

 

Il y a trois ans à peine, alors que d'aucuns se refusaient à tout - comprenez non dans toutes les langues - à l'heure présente, les mêmes ont levé les barrages, les vannes sont ouvertes, les flots ravinent les dernières berges protectrices.

 

Dans cet amoncellement de concessions, en vain cherche-t-on la moindre esquisse des légitimes aspirations des wallons et des bruxellois : tout est renoncement et abandon.

 

Les choses étant ce qu'elles sont, le rôle d'une opposition plus que déterminée est, selon toute vraisemblance, la lourde tâche à laquelle le Mouvement Réformateur sera appelé.  Sans être une aubaine, c'est une opportunité.  Dans cette optique, il est plausible de discerner la faculté d'aborder des thèmes exigeants, en regard de réalités factuelles et non plus d'une vision déformée saisie à travers le prisme du politiquement correct et de son corollaire le consensus mou.

 

Un exemple concret illustrant mon propos est celui de la députée Jacqueline GALANT qui, tout récemment, adoptant déjà une posture d'opposition, ose enfin formuler une proposition de loi visant à durcir les conditions d'acquisition de la nationalité belge, voire de déterminer les circonstances entraînant sa déchéance.

 

La gauche plurielle PS-CDH-Ecolo, immigrationniste et plus encore régularisationniste, hurle à la démagogie, au fascisme même ...

 

                                                                                              C.Q.F.D.

 

                                                                                              A. DEGROEDE.                    

 


Actualité OCTOBRE NOIR

Publié le 05 août 2010

                                                                                              Oreye, le 31.07.2010.

 

 

                             « Octobre noir »   L'incursion des pyromanes.

 

 

Ce  dixième mois de l'année 2009 vit naître une fièvre contestataire qui, avec le recul, se révèle d'une rare inconséquence.

 

Comme les peurs, les frustrations, réelles ou supposées, sont mauvaises conseillères.

 

Quand, de surcroît, par médias interposés, l'étalage public supplante le débat interne et la confidentialité associée, l'atmosphère s'alourdit au point d'en devenir délétère ; le pire alors est à craindre.

 

Au moment où les ambitions personnelles mettent à mal ce qui constitue le ciment de toute organisation, a fortiori d'un mouvement politique, à savoir la cohésion, ce n'est pas le droit de tendance auquel on fait appel, c'est la stabilité même de l'édifice que l'on sape.  Dans la volonté obstinée de destituer un homme, c'est l'intérêt supérieur du parti qui est battu en brèche.  

 

En vérité, pour d'aucuns, la conjuration a pour raison l'aspiration inavouée à devenir calife à la place du calife : quant à faire flèche de tout bois, à telle fin de faire vaciller celui que l'on tend à défenestrer ...

 

Pour hasardeuse qu'elle soit, la méthode peut en outre se révéler destructrice, au point de compromettre la crédibilté même du parti.

 

En regard des dommages causés, dont on ne mesure pas encore toute l'étendue, il ne faut pas être grand clerc pour entrevoir une cicatrisation douloureuse et longue.

 

Après avoir autant manqué de discernement, invoquer une recomposition stable, crédible, postule une période de latence qui devra utilement être mise à profit pour éroder les arètes vives, apaiser les ressentiments et aborder les choses sous un angle de réflexion hautement imaginatif.

 

Sous peu, l'impatience fébrile qui précipita le processus successoral à la présidence du parti sera immanquablement jugée à son bilan, à ses conséquences et à ses implications dommageables.

 

Voilà le sentiment d'un adhérent, comptant 22 ans d'affiliation, que les événements ont profondément attristé, voire ulcéré, chez qui, néanmoins, la préoccupation demeure de voir le sens commun à nouveau prévaloir. 

           

                                                                                                          A. DEGROEDE