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Actualité "Morceaux choisis"

Publié le 17 septembre 2010

 

 -  Morceaux choisis  -  

 Au hasard d'un rangement, m'est repassé dans les mains un ouvrage rédigé par un des plus grands auteurs wallons, je nomme feu Pol Vandromme.

Beaucoup le connaissaient en tant que directeur du journal « Le Rappel de Charleroi » ou encore comme chroniqueur dans le regretté « Pourquoi Pas ? »

Ce brillant écrivain, auquel on doit de nombreux livres sous forme d'essais, de pastiches, de pamphlets ou de romans, fut un wallon convaincu, déterminé, autant qu'un observateur éclairé de la vie politique belge.

 En regard du sac de nœuds que constituent les tractations institutionnelles dans la conduite desquelles s'opposent les deux communautés, je ne résiste pas au désir de le citer.

 « La frontière linguistique n'est pas comme les autres cicatrices qui déchirèrent la chair du monde, elle court comme un cordon sanitaire qui arrête l'infection, protège la part saine de la fièvre maligne du noyau malade, le labeur par içi, la fainéantise par delà. » (Wallonie irréelle).

« On n'a connu nulle part un nationalisme, lancé comme un bolide fou, qui décidait par bonté d'âme d'arrêter sa course et les frais.  La force acquise l'enhardit, le pousse au terme de l'aventure.  C'est un enfantillage de croire qu'il rebroussera chemin pour le plaisir de faire risette à la solidarité.   Pourquoi un nationalisme qui a gagné toutes les batailles, perdrait-il la guerre ? » .(ibidem).

 « Pour les Wallons, fédéralisme était synonyme d'unionisme ; pour les Flamands fédéralisme se déclinait comme autonomisme.  De ce côté-ci, on aurait la maîtrise de sa région avec la solidarité de la nation ; de ce côté-là, chacun garderait pour soi sa part propre du revenu national, chacun vivrait selon ses moyens.  Au sud, on avait sa petite idée de la Belgique ; au n

Ces textes, édités en 1986, portent déjà une vision réaliste, une intuition prémonitoire, jusqu'à pressentir une évolution inéluctable et, à tout prendre souhaitable, en ce sens qu'elle implique que véritablement nous nous assumions avec dignité et résolution.

En fin de compte, pour exprimer mon sentiment personnel, c'est encore à Pol Vandromme que je cède la parole : « il n'y aura de salut que s'il y a d'autres mentalités, d'autres forces et, entre elles, d'autres rapports. ».

 

Oreye, le 13.09.2010.                                                      Bonne réflexion,

                                                                                        A. DEGROEDE.